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Romain le Togolais

2014, l’espoir d’une renaissance de l’opposition togolaise

Dans un entretien avec les confrères de la radio victoire ce lundi 06 décembre, le vice-président du parti OBUTS a invité ses collègues de l’opposition et toute la classe politique togolaise à consentir des sacrifices à l’image de Mandela afin que la réconciliation puisse être effective dans notre pays. Une nouvelle année qui démarre bien, sommes-nous tenté d’affirmer si l’on considère le discours va-t-en-guerre que tenaient les responsables de cette formation politique il y a environ un an jour pour jour. Souvenez-vous sans doute des fameux « Derniers tours de Jéricho ».

 

manifestation-sauvons-le-togo-dekon-3.jpgDe toute évidence aujourd’hui, le peuple togolais a besoin de se nourrir d’un nouveau discours, le Togo a besoin d’une classe politique guidée par une nouvelle vision : la nation togolaise d’abord, le reste des autres considérations ne peuvent être que secondaires et aléatoires. Gérard ADJA dont les propos s’inscrivent dans la droite ligne du Président de son parti qui a multiplié plusieurs discours d’apaisement ses derniers temps, a également déclaré au cours de cette sortie que "L'alternance doit être considérée comme un changement de système plutôt qu'un changement de personne." Voilà qui est bien dit parce que beaucoup de confusions ont été faites et beaucoup d’erreurs ont été commises par cette l’opposition en quête du pouvoir. Si certains, plus visionnaires, ont appelé, malheureusement en vain, à des états généraux au sein de cette opposition, c’est en considérant que la lutte telle que menée ne pourrait jamais conduire à des résultats réels.

En prônant l’alternance par le changement de système, Gérard ADJA interpelle indirectement ses collègues de l’opposition qui ont toujours cru qu’il suffirait d’entretenir la haine contre quelques individus pour qu’en fin survienne l’alternance. Agbeyome Kodjo d’abord et Gérard ADJA après s’élèvent donc contre cette stratégie de manipulation des consciences par la diffusion de la haine contre quelques figures du pouvoir avec pour la finalité leur déchéance et avec eux le pouvoir.

 

L’histoire assez riche en enseignement nous a démontré que le départ d’un homme à la tête d’un pays n’est pas synonyme d’alternance. L’alternance est un travail qui doit commencer sur tous les plans même au sein de l’opposition. Lorsque que certains prônait le changement depuis la base, ils n’avaient pas tort. C’est à base que les actions doivent être mené afin que le changement induit puisse atteindre le sommet. Nous vivons dans un pays où la classe des prétendants à la gestion du pays n’a aucune maîtrise sur un secteur de la vie du pays. Aucun pan de l’économie n’est sous le contrôle de cette classe. Pis l’armée, l’un des éléments pivot du système en place demeure toujours loin des objectifs de cette opposition.

 

Si Agbeyome Kodjo, l’homme qui a contribué à bâtir ce système trouve après 10 ans de combat qu’il faut revoir autrement la stratégie de conquête du pouvoir en marchant sur les traces de Mandela, c’est que véritablement il y a lieu de le faire. L’appel proviendrait d’une autre personne que lui et nous ne serions pas étonner, mais lorsqu’Agbeyome et son parti parlent de pardon et de réconciliation, il faut alors juger que c’est véritablement le temps de passer à autre choses. En Afrique du Sud bien que Mandela ait remporté les élections présidentielles, son parti a opté pour le partage du pouvoir avec ses anciens persécuteurs. S’il est aujourd’hui considéré comme une icône mondiale de la paix c’est parce qu’il a osé faire ce sacrifie, pardonner ; faire table rase du passé et repartir sur de bonnes et nouvelles bases. On ne peut pas avancer si à chaque fois on doit toujours s’arrêter pour regarder dernière nous, le passé ne peut être modifié. On ne construit pas l'avenir en entretenant le passé, il faut penser aux générations futures.

Et c’est ce que le parti OBUTS a visiblement décidé d’entreprendre à partir de cette année. On ne peut qu’applaudir cette prise de conscience de ces leaders tout en souhaitant que leur appel soit entendu. 2014, l’espoir d’une renaissance de l’opposition togolaise. Dans un entretien avec les confrères de la radio victoire ce lundi 06 décembre, le vice-président du parti OBUTS a invité ses collègues de l’opposition et toute la classe politique togolaise à consentir des sacrifices à l’image de Mandela afin que la réconciliation puisse être effective dans notre pays.

Une nouvelle année qui démarre bien, sommes-nous tentés d’affirmer, si l’on considère le discours va-t-en-guerre que tenaient les responsables de cette formation politique il y a environ un an jour pour jour. Souvenez-vous sans doute des fameux « Derniers tours de Jéricho ». De toute évidence aujourd’hui, le peuple togolais a besoin de se nourrir d’un nouveau discours, le Togo a besoin d’une classe politique guidée par une nouvelle vision : l’intérêt de la nation togolaise d’abord, le reste des autres considérations ne pouvant être que secondaire et aléatoire.

Gérard ADJA dont les propos s’inscrivent dans la droite ligne du Président de son parti qui a multiplié plusieurs discours d’apaisement ces derniers temps, a également déclaré au cours de cette sortie que "L'alternance doit être considérée comme un changement de système plutôt qu'un changement de personne." Voilà qui est bien dit parce que beaucoup de confusion a été faite et beaucoup d’erreurs ont été commises par cette opposition assoiffée du pouvoir. Si certains, plus visionnaires, ont appelé, malheureusement en vain, à des états généraux au sein de cette opposition, c’est en considérant que la lutte telle que menée ne pourrait jamais conduire à des résultats réels. En prônant l’alternance par le changement de système et du mode de gouvernance, Gérard ADJA interpelle indirectement ses collègues de l’opposition qui ont toujours cru qu’il suffirait d’entretenir la haine contre quelques individus pour qu’en fin survienne l’alternance.

 

Agbeyome Kodjo d’abord et Gérard ADJA après, s’élèvent donc contre cette stratégie de manipulation des consciences par la diffusion de la haine contre quelques figures du pouvoir avec pour finalité de provoquer leur déchéance et avec eux, celle du pouvoir qu’ils incarnent. De ce point de vue, Gérard Adja a vu juste et l’histoire assez riche en enseignement, nous a démontré que le départ d’un homme à la tête d’un pays n’est pas forcément synonyme d’alternance. L’alternance est un travail qui doit commencer sur tous les plans, même au sein de l’opposition. Lorsque que certains prônaient le changement depuis la base, ils n’avaient pas tort.

C’est à la base que les actions doivent être menées afin que le changement induit puisse atteindre le sommet. Nous vivons dans un pays où la classe des prétendants à la gestion du pays n’a aucune expérience ni maîtrise de la gestion des secteurs d’activités du pays. Aucun pan de l’économie n’est sous le contrôle de cette classe. Pis, l’armée, l’un des éléments clés du système en place demeure toujours loin des objectifs de cette opposition. Si Agbeyome Kodjo, l’homme qui a contribué à bâtir ce système trouve après 10 ans de combat qu’il faut revoir autrement la stratégie de conquête du pouvoir en marchant sur les traces de Mandela, c’est que véritablement il y a lieu de le faire. L’appel proviendrait d’une autre personne que l’on ne serait pas étonné mais lorsque Agbeyome et son parti parlent de pardon et de réconciliation, il faut alors juger que c’est véritablement le temps de passer à quelque chose de plus constructif.

En Afrique du Sud, bien que Mandela ait remporté les élections présidentielles, il a forcé son parti à opter pour le partage du pouvoir avec ses anciens persécuteurs. S’il est aujourd’hui considéré comme une icône mondiale de la paix, c’est parce qu’il a osé faire ce sacrifie qui s’est révélé plus salvateur et plus payant : pardonner, faire table rase du passé et repartir sur de bonnes et nouvelles bases. On ne peut pas avancer si à chaque fois, on doit toujours s’arrêter pour regarder dernière nous, le passé ne pouvant être modifié.

On ne construit pas l'avenir en entretenant le passé, il faut penser aux générations futures. Et c’est ce que le parti OBUTS a visiblement décidé d’entreprendre à partir de cette année.

On ne peut qu’applaudir cette prise de conscience de ces leaders tout en souhaitant que leur appel soit entendu.

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